Blaogin’ny Namana Serasera weblog

Tsetsatsetsa tsy aritro

Mba nitsangatsangana aho androany dia tena tsy aritro ny hizara ity ato amiko ato!

 maman gasy

Les bloggers de foko

Hey la communauté – et les autres aussi, il n’y pas de discrimination ici- depuis quelques mois j’ai pris goût à visiter et commenter les blogs, jusqu’à en délaisser le mien. J’ai découvert cette plateforme qu’est wordpress mais aussi plein d’autres bloggeurs-gueuz de Madagascar, car c’est là l’intérêt principal. Effectivement en métropole il y a des blogs en pagaille mais ce dont je souhaite vous parler aujourd’hui ce sont les blogs des jeunes malgaches à Madagascar et ça c’est assez rare.Ben wi quoi, imaginez là-bas, même si internet se démocratise peu à peu, mais quand même, pour rester devant le PC du cyber du quartier/coin, il faut avoir de l’argent pour mettre un article en ligne, qui nous le savons tous ne s’écrit pas d’une traite, même pas pour les vrais journalistes je crois.

Personnellement, je mets un plomb à le faire, et le plomb chez moi peut durer une semaine voir plus. Alors maintenant imaginez à Mada, dans des endroits éloignés des cybers, ou même une ville comme Antsirabe ou Fianarantsoa où dans ma conscience de malgache l’idée de l’existence d’un cyber à Madagascar dans ces endroits là est incongrue. Alors, peut-être que j’ai beaucoup de retard mais j’y étais en janvier dernier et dans ces endroits là les gens se contentent d’écrire des mails, de mettre en page un .doc ou alors on trouve des vazahas ou des malgaches habitant la métropole qui surfent, ou des djeuns qui jouent en ligne à se tirer dessus, et ça coûte de l’argent surtout. Le malgache préfère acheter son riz avec cet argent là que d’aller écrire un artcile en ligne, mais ici il s’agit de jeunes comme je l’avais dis.

Pour mettre un article en ligne, il faut déjà penser au sujet que l’on souhaite traiter, comment écrire tout cela, et le faire vite une fois devant le PC avec la vitesse de connexion loin de celle du TGV (attention, n’y voyez rien de politique dedans), ensuite vient le moment d’enregistrer où il faut espérer que ça ira vite. Non mais c’est vrai, même ici en métropole pour la connexion, lorsque je ponds un article, j’enregistre tous les 5 mn mon brouillon de peur de les perdre, je suis parano peut-être mais parfois j’ai des coupures avec mon FAI. Du coup, la mise en page est le cadet de leur souci, une fois que l’article est en ligne, c’est déjà ça de gagner.

Alors c’est ainsi que pas mal de blogs vraiment intéressants sont hébergés sur cette plateforme, dans toutes les langues dont l’anglais, avec parfois juste une présentation du blogueur ou une photo, en attendant la mise en ligne de l’article sans doute. Et puis il y a les assidus comme Patrick de Tamatave, Patti de Tanà, ou Jaona de Fianara qui s’y met (je ne peux pas tous les citer ici désolée).  Je suis émerveillée que des jeunes malgaches à Madagascar puissent bloguer ainsi et raconter ce qui se passe autour d’eux. Merci à eux de jouer le jeu et je les encourage fortement à continuer car ce n’est que du bonheur: c’est une façon de rester ouverte sur le monde, de dire à ce monde qu’ils existent, qu’ils participent à cette révolution technologique à leur façon, ils n’ont rien à perdre surtout qu’ils risquent d’y prendre plaisir. Et en retour, on peut aujourd’hui parler de blogosphère malgache, chose qui était encore impensable il y a seulement quelques années. Par ailleurs, étant donné cette existance active de la blogosphère à Mada maintenant, leur travail est reconnu un peu partout je dirai car on voit ces jeunes donnant des interviews au Monde, passant à France24, dans les médias malgaches n’en parlons plus, être même inviter dans des conférences de jeunes en Europe et c’est tout ce dont je suis au courant.

Je parle de Foko; pour ceux qui ne connaissent pas, tout est expliqué sur le lien mais en quelques mots il s’agit d’une association, qui par le billet des blogs, essaye de donner une autre image du peuple malgache autrement que via ceux qu’on en a marre de voir aujourd’hui, les lémuriens et l’environnement et plus qu’aujourd’hui encore les émeutes.  Et cette belle initiative, on le doit à une malgache, Joan qui se reconnaîtra. Tu sais ce que je pense de tout ça. Vous pouvez même retrouver ces blogueurs sur Facebook ainsi que le groupe Foko. En tous cas, des initiatives comme ça il faudrait qu’il y en ait encore; je ne sais pas trop ensuite comment ça se passe concrètement sur place, mais en lisant des articles, apparemment Foko a leur propre espace animé par des leaders sur chaque site (ville, quartier), leader qui enseigne les rudiments du blogging et qui encourage et suit les blogueurs comme il peut, ça c’est du travail je dis.

Tous ce que j’ai à vous dire c’est qu’il faut aller visiter ces sites là d’abord pour les encourager à continuer, ce qui suppose commenter leur travail et pour sûr, vous apprendrez des choses, autrement que par les journaux qui nous bassinent avec les mêmes refrains, là vous avez des infos en direct, des points de vue plus terre à terre, local je dirai. C’est aussi ça s’ouvrir aux autres, vous ne trouvez pas? Open up!


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